Mon témoignage

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Maëva, 23 ans.

Guérie d’une phobie scolaire.

 


 

Ma phobie scolaire a commencé un mois après ma rentrée en classe de Seconde, j’avais 15 ans. C’était un lundi matin ordinaire mais quelque chose avait changé, j’avais un poids au niveau de l’estomac que je n’avais pas la veille. Je me suis réveillée avec la boule au ventre et l’envie de vomir, mon sourire avait disparu et j’étais incapable de faire comme si tout allait bien. Je suis quand même partie au lycée mais plus je me rapprochais des salles de classe et plus je me sentais mal au point que j’ai dû faire demi-tour pour rentrer chez moi. J’ai essayé de me persuader que ce n’était rien et que j’étais juste malade mais j’ai senti qu’il y avait autre chose… parce que quand je suis arrivée à la maison tous mes symptômes avaient disparu.

Ça a duré plusieurs jours ☁ : je faisais des allers-retours en étant incapable de rentrer dans le lycée et dès que j’étais de retour à la maison je me sentais tout de suite mieux. Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Du jour au lendemain je suis devenue malade rien qu’à l’idée de penser au lycée. Pourtant il ne s’était rien passé pour que je me sente comme ça, je m’entendais bien avec les gens de ma classe, j’avais des copines et j’étais plutôt bonne élève. Mais je me sentais oppressée et tiraillée de l’intérieur entre ma volonté d’aller en cours et la peur qui prenait le dessus. J’ai eu l’impression que quelque chose m’était tombé dessus, comme si une petite bête était entrée en moi pour prendre les commandes de ma vie. Je voulais aller au lycée mais je n’y arrivais plus. Être dans une salle de classe entourée par d’autres jeunes de mon âge était au-dessus de mes forces.

J’ai fini par aller voir mon médecin qui m’a dit que je n’étais pas malade mais que je faisais des crises d’angoisse. Elle a dit à ma mère : “Faites attention à ce qu’elle ne fasse pas une phobie scolaire cette petite parce que c’est une autre histoire après.” C’était la première fois que j’entendais ce mot. Elle m’a fait un certificat médical pour que je me repose une quinzaine de jour et j’ai pensé que ça me suffirait. Sauf qu’au bout des quinze jours, je n’arrivais déjà plus à sortir de chez moi.

 

 

 

Parfois, j’essayais de me raisonner et dans des moments de lucidité je réalisais que ma peur était complètement absurde, alors je me disais : « Aller demain j’y vais ! » et j’étais motivée. Mais un quart de seconde plus tard, l’angoisse reprenait le dessus et je m’en sentais incapable. Ma vie était devenue un cauchemar. Le pire c’était de voir mon entourage souffrir avec moi : mes parents, mon frère et ma famille proche ne comprenaient pas ce que j’avais. Je me réfugiais souvent chez ma grand-mère paternelle qui habite à côté du lycée, chez elle je me sentais bien. Un jour elle m’a proposé de prier pour demander à Dieu de m’aider à retourner au lycée. Ce n’était pas la première fois qu’elle me parlait de Jésus et je lui ai dit oui pour lui faire plaisir parce que je n’en avais pas envie, je ne me sentais pas capable d’affronter le regard des autres et j’avais trop honte de l’admettre.

Petite fille, j’étais déjà très angoissée. Tous les soirs au moment d’aller me coucher, je pleurais et je n’arrivais pas à dormir parce que j’avais peur des sorcières. A l’école maternelle on nous racontait toujours cette même histoire de sorcière qui me terrorisait au moment d’aller dormir. Un soir, mon papa s’est assis sur mon lit, m’a prise dans ses bras, a posé sa main sur ma tête et a prié. Depuis ce jour je n’ai plus jamais eu peur des sorcières. J’ai donc entendu parler de Jésus par ma grand-mère mais aussi par mon papa et à l’adolescence j’ai vécu comme tous les ados de mon âge. Je priais de temps en temps parce que je croyais en Dieu mais comme le Dieu lointain qui nous regardait sans rien pouvoir faire pour nous.

Mon année de seconde a été catastrophique, j’ai été obligée de faire des cours par correspondance puisque j’étais incapable d’aller au lycée et que je n’avais pas encore 16 ans, puis progressivement, une matière après l’autre, j’ai réussi à reprendre les cours en suppliant mon Dieu lointain de m’aider. Vers la fin de l’année j’avais presque repris les cours normalement même si ça restait encore difficile. Puis il y a eu les vacances d’été et tout allait mieux, je n’étais plus préoccupée par le lycée et j’étais redevenue la Maëva que tout le monde connaissait. J’avais même l’impression que la petite bête était partie. Mais à trois semaines de la rentrée des classes, j’ai recommencé à mal dormir. J’avais de nouveau mal au ventre en pensant au lycée et toutes les nuits je pleurais d’angoisse. Quand mes parents me demandaient ce qui me mettait dans cet état-là, j’étais incapable de l’expliquer. Le jour de la rentrée je n’ai même pas pu monter dans la voiture, c’était comme si mon instinct de survie prenait le dessus et je cherchais juste à fuir. Ma mère m’a dit un jour :

 

« Il y a deux Maëva, celle à la maison toute joyeuse et celle qui doit aller à l’école. »

 

La Maëva toute joyeuse c’est celle que j’étais vraiment et que tout le monde connaissait et la Maëva qui devait aller à l’école c’est celle qui était contrôlée par l’angoisse. Tant que je ne devais pas aller en cours tout allait bien mais dès qu’on me parlait du lycée je changeais complètement. J’ai passé l’année entière à faire des cours par correspondance puisque c’était la seule solution que nous avions trouvée et je me suis petit à petit éloignée de mes copines à qui je ne savais pas quoi répondre quand elles me demandaient pourquoi je ne venais plus…

Les cours par correspondance étaient bien plus rassurants mais ça ne voulait pas dire qu’il n’y avait plus de problème. C’est comme si j’avais un cancer (ma phobie scolaire) et que les médicaments (les cours par correspondances) apaisaient ma douleur (mon angoisse). Et tout comme les anti-douleurs ne guérissent pas un cancer et qu’il continue de gagner du terrain même si on ne le sent plus, ma phobie scolaire même si je ne la sentais plus a continué de me grignoter. Durant cette période je suis allée consulter un psy. La première fois que je l’ai rencontré, il m’a dit :

 

« Vous savez Maëva, les gens comme vous si on ne les hospitalise pas, ils restent seuls chez eux dans le noir et ils ne sortent plus. »

 

J’ai fait semblant de ne pas être affectée mais ça m’a terrorisé parce que je n’arrivais déjà plus à sortir de chez moi et parce qu’il parlait de m’hospitaliser en psychiatrie. Il était hors de question que j’aille chez les fous ! Je suis rentrée à la maison encore plus angoissée parce que je n’avais aucune autre solution que celle qu’il m’avait proposé.

J’ai passé l’année 2010 à la maison à faire ces cours par correspondance puisqu’il était inconcevable pour moi d’être hospitalisée.

 

Quand j’entendais ce mot je m’imaginais couchée dans un lit, intubée de partout, et je ne comprenais pas pourquoi on me parlait de ça, je n’étais pas malade !

 

Et puis j’avais surtout très peur de dormir ailleurs que chez moi, loin de mes parents.

Un après-midi, une de mes tantes est venue à la maison en me disant qu’elle avait quelque chose d’important à me dire.

« Tu sais que je prends des anti-dépresseurs… cette nuit j’ai eu les effets secondaires des médicaments. Je n’ai fait que vomir et je sentais une sensation de froid entrer dans mon corps comme si j’allais mourir. J’ai vraiment eu peur, j’ai prié toute la nuit et je ne sais pas pourquoi mais c’est toi que j’ai vu. Maëva, il faut que tu demandes de l’aide à Dieu, il faut que tu pries et tu vas t’en sortir. »

J’étais toute retournée. Déjà parce que c’était la première fois que ma tante me parlait de quelque chose d’aussi sérieux et aussi parce que je ne l’avais jamais entendu me parler de Dieu. Plus tard j’ai appris les mots exacts que Dieu lui a dit alors qu’il lui montrait mon visage : « C’est le Seigneur qui l’a sauvera. » Cette discussion m’a marqué et j’y ai pensé pendant longtemps sans vraiment me rendre compte que c’était un premier signe que Dieu m’envoyait, comme pour me dire Tu vois, je ne suis pas si loin que ça.

A la fin de l’année, je n’en pouvais plus d’être seule, de ne plus sortir, je n’avais aucun avenir alors j’ai accepté d’être hospitalisée en désespoir de cause. A partir ce moment-là, j’ai commencé à faire des cauchemars. Ou plutôt un cauchemar, toujours le même : je me voyais couchée dans mon lit la nuit et pendant que je dormais des mains qui sortaient de nul part essayaient de m’attraper pour m’étouffer. L’atmosphère était tellement angoissante que j’essayais de crier ce qui me faisait encore plus angoisser… Ma mère était obligée de me secouer pour me réveiller sinon j’en étais incapable toute seule. Et même quand elle réussissait à me réveiller, je mettais plusieurs minutes à réaliser que je venais de faire un cauchemar. J’avais le même sentiment que lorsque je faisais des crises d’angoisse mais 100x plus fort. La première fois que j’ai fait ce cauchemar, j’étais tellement angoissée que j’ai passé la matinée assise sur mon canapé le regard dans le vide. J’avais peur de retourner me coucher et que ça recommence. 

J’ai été admise à la clinique du Grésivaudan en juin 2011. Le premier jour a été sans exagération un des pires jours de ma vie. Le matin en bouclant ma valise je me demandais encore si j’allais arriver à me rendre jusque là-bas, à 100km de chez moi, dans un environnement que je ne connaissais pas, avec des gens que je ne connaissais pas. Je n’étais jamais partie loin de la maison, n’avais jamais dormi ailleurs que chez moi sans mes parents et les nuits chez les copines se comptaient sur les doigts d’une seule main. J’éprouvais quelque chose de très contradictoire : ma raison savait que j’avais pris la bonne décision mais c’était comme si la petite bête n’était pas d’accord avec ça. Quand mes parents sont partis après m’avoir aidé à m’installer dans ma chambre, je me suis sentie abandonnée, incomprise et terriblement seule. J’aurais préféré mourir plutôt que d’affronter une réalité trop dure pour moi. Je me sentais déchirée de l’intérieur. Je savais qu’il fallait que je reste parce que c’était la seule façon de commencer à m’en sortir mais l’angoisse m’incitait à rentrer à la maison. A mon plus grand étonnement, je me suis adaptée dès le premier jour et j’ai passé une très bonne nuit. J’ai rencontré des jeunes super sympas qui me comprenaient et qui étaient loin d’être fous. Certains vivaient la même chose que moi, d’autrres vivaient même pire… J’ai retrouvé une vie sociale, des amis et j’ai eu l’impression de remonter doucement la pente. Le pôle « Soins-Études » me permettait de poursuivre mon parcours scolaire normalement dans des petites classes avec d’autres jeunes hospitalisés tout en étant suivi par un personne médical. Je restais là-bas la semaine et je rentrais chez moi le weekend.

La première année a été un formidable tremplin. Les classes d’une quinzaine d’élèves étaient bien plus rassurantes pour moi même si j’avais encore du mal avec le regard des autres. Là, les profs étaient sensibilisés à nos difficultés et je savais que je pouvais sortir de la salle si j’en avais besoin sans être jugée et sans avoir à m’expliquer. Mais la deuxième année a été un vrai cauchemar. J’avais réussi à reprendre les cours normalement mais j’ai commencé à avoir peur de tout : de vomir, d’aller en ville, de prendre les transports en commun, de manger et dormir ailleurs que chez moi. J’avais l’impression d’être une éponge et d’avoir absorbé les peurs de tout le monde, des peurs que je n’avais pas avant. Tout était une épreuve : un rendez-vous, une heure de conduite, un examen en cours, une sortie en ville. Je voyais chaque petite chose de ma journée comme une barrière à franchir et tant que la chose en question n’était pas passée j’étais incapable de me projeter plus loin. J’avais 16 ans et l’impression d’avoir déjà vécu toute une vie.

 

J’étais fatiguée de vivre, je n’en pouvais plus de me battre contre mes angoisses. 

 

Un soir j’étais en train de regarder un film avec les jeunes et j’ai senti la crise d’angoisse arriver. Elle était tellement forte que j’ai eu l’impression que rien n’avait changé depuis la toute première que j’avais faite. Je sentais l’angoisse comme une petite boule qui appuyait sur mon estomac et qui me donnait envie de vomir. C’était comme du poison qui se propageait dans tout mon corps et je n’arrivais plus à réfléchir raisonnablement. J’avais mal au ventre comme s’il y avait un combat à l’intérieur de moi sans pouvoir expliquer précisément ce que c’était. En attendant de pouvoir parler avec un infirmier j’ai téléphoné à ma mère parce qu’elle savait toujours comment me rassurer mais ce soir-là elle n’y est pas arrivé. Quand on a raccroché je ne me sentais pas mieux, j’avais toujours cette sensation désagréable sur mon estomac, l’impression d’être déconnectée de la réalité et ce mal-être insupportable.

Puis d’un coup, sans que je ne comprenne pourquoi, j’ai senti cette boule sur mon estomac devenir légère, remonter le long de ma gorge et s’évaporer comme si elle sortait de moi. Tout est subitement redevenu normal, je n’étais plus angoissée, je n’avais plus rien. Au même moment il y a eu une petite voix au fond de moi qui m’a dit : Tu vois Maëva, là ton papa vient de prier pour toi. Je lui ai directement envoyé un SMS pour lui demander si c’était le cas ou si je délirais complètement. Il m’a répondu : « Oui, pourquoi ? »

Et ça a tout remis en question. Toute l’idée que je me faisais de la vie, de Dieu, ça a bouleversé tous mes fondements et toutes mes convictions. Pour moi, Dieu avait toujours été quelqu’un de loin qui nous regardait du haut de son nuage sans rien faire pour nous et je venais de réaliser qu’il était peut-être plus proche de moi que ce que je pensais.

Quelques temps plus tard je suis devenue vraiment fatiguée de tout ça, des angoisses et des médicaments qui sont comme un couvercle qu’on met dessus. Ça faisait trois ans que je vivais en fonction de mes peurs, que je me privais de voyages, de sorties et de tout un tas de choses parce que j’avais peur d’être angoissée. J’avais peur d’avoir peur. Et puis les médecins me répétaient sans cesse qu’il fallait que j’apprenne à vivre avec, que l’angoisse c’était à vie. Mais je ne voulais pas de cette vie-là, j’avais vécu sans elle jusqu’à ce qu’elle fasse irruption dans ma vie et je ne voulais pas être soumise à elle pour le restant de mes jours.

Alors un soir, j’ai ouvert le Nouveau Testament qui était posé au dessus de mon lit et j’ai commencé à le lire. C’était d’abord par curiosité puis finalement c’est comme ça que j’ai commencé à avoir la foi. J’ai été touchée par ce Jésus qui a aimé les gens sans condition, qui a guéri les malades et délivré ceux qui étaient spirituellement tourmentés. J’ai lu l’histoire de cet homme qui n’a jamais fait de mal une seule fois au cours de sa vie et qui s’est laissé frapper, humilier et clouer sur une croix comme un criminel pour le mal que moi j’avais fait, pour que je sois déclarée juste devant Dieu. Alors j’ai compris que j’avais un choix à faire : continuer de vivre ma vie comme bon me semblait ou changer, renoncer à faire ce qui ne plaît pas à Dieu pour commencer une nouvelle vie avec lui. J’ai choisi la deuxième option, j’ai pris la décision de me repentir*.

Un jour où j’étais toute seule, j’ai fermé la porte de ma chambre et j’ai parlé à Dieu en étant convaincue que puisque Jésus est ressuscité comme je l’ai lu, alors il m’entend et il peut faire quelque chose pour moi. Je lui ai demandé pardon pour le mal que j’ai fait et je lui ai demandé de me délivrer de mes peurs et de me donner un nouveau départ. Et c’est ce qu’il a fait.

Pendant quelques temps il a fallu que je résiste au diable qui me faisait croire que je n’étais pas vraiment guérie mais je m’accrochais à cette parole de la Bible qui dit :

 

« Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous. » (Jacque 4.7)

 

Au cours de l’année, j’ai passé mon permis puis mon bac sans angoisses alors que j’avais toujours cru que ça me serait impossible étant donné le niveau de stress que c’était et je ne faisais plus de cauchemars non plus. Et puis un matin je me suis réveillée en me rendant compte que je me sentais bien. Ce n’était pas comme me réveiller de bonne humeur mais plutôt comme un état d’esprit qui me suivait depuis un moment. “Je me sens bien”, c’était une phrase que je n’avais pas dite ni pensée depuis longtemps.

Après deux ans d’hospitalisation, je suis sortie de cette clinique et je suis allée à la fac en redécouvrant ce que c’était que de faire une rentrée avec un stress normal. Dans tout ce que je faisais, partout où j’allais je parlais à Jésus et il apaisait mon coeur. Moi qui avais beaucoup de mal à me séparer de mes parents, je me suis retrouvée en collocation avec une copine en me rendant compte que j’étais capable de vivre loin d’eux. J’avais l’impression de tout recommencer à zéro et de tout réapprendre. Un jour, dans le cadre de mes cours à la fac, j’ai dû faire un exposé devant 50 personnes, c’était un énorme défi. Quatre ans en arrière je n’arrivais plus à être dans une salle de classe parce que le regard des gens m’angoissait alors de là à prendre la parole pour que tout le monde me regarde…! Mais j’ai demandé à Jésus de m’aider et j’ai fait cet exposé comme j’aurais fait n’importe quoi d’autre et sans aucun stress. Je sentais la présence de Dieu qui m’enveloppait, comme s’il était juste à côté de moi.

Puis un jour, j’ai entendu mon oncle dire : « Lorsqu’on accepte Jésus-Christ comme son Sauveur, il faut le faire avec son cœur mais il faut aussi en parler autour de soi. » Cela ne doit pas être un secret. Et ça m’a fait un délic. J’avais toujours pensé que ce qui m’était arrivé était personnel et que ça n’intéressait personne mais c’était sans compter tous les gens qui savent ce que c’est que les crises d’angoisses et qui tentent tant bien que mal de s’en sortir. Ce jour-là j’ai pris la décision de commencer à parler de ce que Jésus a fait pour moi.

Puis j’ai décidé de me faire baptiser* pour enterrer mon ancienne vie, j’ai reçu le Saint-Esprit et ma vie a complètement changé.

Pendant trois ans j’ai parcouru les routes de France et de Suisse avec l’équipe ResKP* avec qui j’ai raconté mon témoignage devant des centaines et de milliers de personnes et aujourd’hui je continue d’aller là où Dieu m’envoie pour prier pour les malades, chasser les démons et partager la bonne nouvelle de Jésus-Christ.

Je pensais ne jamais pouvoir vivre sans angoisses, que j’allais devoir apprendre à vivre avec. C’est ce que me répétaient les médecins et je les croyais… mais c’est faux. Aujourd’hui quand je parle de ce que j’ai vécu j’ai l’impression de raconter la vie de quelqu’un d’autre. C’est comme si j’avais tout recommencé à zéro. Moi qui me sentais fatiguée de vivre, j’ai l’impression d’être toute neuve à l’intérieur et j’ai une paix que je n’ai jamais eue.

Jésus est vivant, il m’a libéré de toutes mes peurs. Aujourd’hui je suis guérie, je n’ai plus d’angoisses, je ne fais plus de cauchemars, je suis pardonnée de tout le mal que j’ai commis… Je suis libre.

Ce que Jésus a fait pour moi, il veut aussi le faire pour toi. 

 

Mulhouse, 2000 jeunes

 

 

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature; les choses anciennes sont passées;
voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 
(2 Corinthiens 5:17)

 

 

Pour l’anecdote, je suis aujourd’hui assistante d’éducation dans mon ancien collège… un comble pour une ancienne phobique scolaire, non ? ;-) 

 

 

 



__CONTACT

  •  ✉ contactcitoyenneceleste@gmail.com

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20 réflexions sur “Mon témoignage

  1. merci beaucoup car quand on vit ce genre de choses, les personnes qui n’ont jamais vecu ça ne peuvent pas imaginer à quel point c’est difficile! merci encore de rappeler qu’il n’ya que Dieu pour comprendre dans ce genre de situation

  2. salut j’ai lu ton temoignage car je suis phobique scolaire 18ans j’en ai pleurer c’est emouvant … je me suis toujours crues seules
    nos écoles ne sont pas assez ouvertes d’esprit je trouve pour le genre d’eleves que nous somems
    je ne suis pas croyante j’essaie toujours de trouver le coté scientifique … pour moi tu n’as pas tord tu as cru en quelque chose tu avais besoin de t’accrocher et ca a reussis … chacun sa maniere de voir
    j’aimerai que tu m’en dises un peu plus sur ce que tu as vecu si tu le veux bien car je suis en pleins dedans je suis scolarisée mais depuis 1 an je rate beaucoup
    merci d’avance

  3. Merci pour ton témoignage. J’en pleure. Je suis maman d’un petit garçon de 10ans qui est en pleine phobie scolaire. Nous sommes croyants et nous croyons au miracle de la Foi. Ton témoignage me conforte encore plus dans cette optique et je suis certaine que c’est Dieu qui m’a conduite vers ton blog. Il est 3h du matin chez nous, je n’arrivais pas a me rendormir car mon fils était très agité dans son sommeil et je criais a Dieu pour qu’Il l’apaise. J’ai envoyé des cantiques et en meme temps je suis tombée sur ton blog. Mon fils s’est calmé et dort paisiblement. Je souhaiterais correspondre avec toi si tu le veux bien. Encore merci pour ce témoignage miraculeux et que Dieu te bénisse.

  4. Ton témoignage est très bien écrit, authentique et émouvant, et j’ai pris du plaisir à le lire. Dieu guérit, libère et délivre et nous avons notre part des choses à faire, Il attend qu’on crie à Lui comme tu as su le faire. Sois bénie.

  5. Très beau témoignage, une belle preuve que rien n’est figée dans la vie, ce que l’on est à un instant présent n’est pas forcément ce que l’on sera à un autre futur, on peut tous changer, progresser, évoluer. C’est un partage positif qui redonne du baume au coeur, merci!

  6. Je t’avouerais que j’ai arrêté ma lecture dès que ça a commencé à parler de Dieu (car je suis athée). Mais ton témoignage est poignant et le fait de voir une adolescente dans une situation semblable à la mienne me fait beaucoup de bien, je te souhaite plein de bonheur

  7. Wow wow wow !
    Témoignage très fort, j’ai vraiment prit du plaisir à te lire ! Dieu est tellement bon, tellement fort et puissant ! Il est partout, il est pour nous et il vit en nous. Sa paix est unique, son amour incroyable !
    Je n’ai jamais connu de crises d’angoisses, de phobie scolaire comme toi, (je connais vaguement, deux amies à moi ont la phobie scolaire) mais j’ai su comprendre de mon niveau les épreuves et vraiment, je te dis bravo ! Dieu était là depuis toujours, tu as su l’appeler, tu as su t’appuyer sur lui ! La prière de ta famille, de ton père, est également très bonne, tu as eu une chance extraordinaire d’être bien entourée ! Je pris pour ta famille et je la bénie, je suis sûre que vous touchez un bon nombre de monde et la Moisson est grande ! Que Dieu vous accompagne encore et toujours, que son Saint Esprit vous guide au mieux pour ces prochains temps !
    Hors sujet : Je suis actuellement dans une impasse par rapport à mon avenir professionnel, tout comme toi ma licence et mon premier choix n’était pas ce qui me fallait, j’attends la réponse de Dieu et ton témoignage m’encourage ! :)
    Tu seras une très bonne Éducatrice spé, j’en suis certaine ! Et surtout, tu pourras prier pour eux et cette jeunesse qui souffre et qui est si attaquée par Satan.
    Bonne continuation et merci encore pour ce témoignage !!
    <3

    Anaïs

    • Anaïs, ton commentaire me fait ééénormement plaisir !! Merci beaucoup pour tous ses encouragements qui me vont droit au coeur … quel plaisir de savoir qu’on a des frères et soeurs un peu partout !! :-D Que Dieu te bénisse et qu’il te montre le chemin pour ta voie professionnelle, il a un plan pour toi ! (Jérémie 29.11)
      Encore merci tu as égayé ma soirée :-)

      • Dans ma région, on est très peu de jeunes à posséder la foi, à être attachés à Dieu et ça fait du bien de lire qu’ailleurs, ça bouge, qu’on est pas seuls dans cette génération à vibrer pour Dieu ^^
        Je suis ravie d’avoir pu te faire plaisir ^^ Merci beaucoup pour l’encouragement !
        Bonne soirée ;)

  8. J’ai tout lit est tu est forte d’avoir surmonte cette obstacle moi ja fait de l’angoisse jai 13 ans je suis pas capable de coucher chez les autres et ni sortir de ma ville sans mes parents je perd des amis à cause de cela mais par exemples allez a l’école est facile mais quand j’entends le mot activité à lecole je fait une crise d’angoisse .ex:aller à Granby en autobus.jhabite à Farnham ses a 30 min et ses trop!😞

  9. Maeva,

    je te remercie beaucoup pour ton témoignage merveilleux..
    Je suis très heureuse de ce que le Seigneur à fait pour toi. Pour moi aussi Il a fait énormément, pour chacun Il fait tant.
    Il a tout accomplit, c’est merveilleux.

    Quelqu’un de très très proche à les même problèmes que tu avais et ton témoignage m’a tellement touchée et aussi fait penser à plusieurs personnes, en fait.
    Et j’ai pleuré en lisant ton vécus, j’espère vraiment que ces personnes (dont je parle ci-dessus) s’en sortirons grâce à Dieu et qu’elles Lui donneront leurs cœur, comme tu l’a fais…

    Merci encore Maeva, que Dieu te bénisse et bonne semaine :) et bonne suite :)

    • Bonjour Cendrine et merci pour ton message. Que Dieu se révèle dans le coeur de ces personnes dont tu me parles. N’hésites pas à partager mon témoignage, parfois il ne suffit de pas grand chose pour provoquer un grand changement…
      Que Dieu te bénisse ! :-*

      • Bonjour et merci beaucoup Maëva, pour ta réponse :)
        Oui puisque tu le propose, je vais le leurs envoyer.
        J’hésitais un peu, puis n’ai plus trop eu le temps et maintenant, tu m’y fais repenser :)
        Merci beaucoup :-*

  10. merci maeva pour ton partage,sa m’a beaucoup touché,émue,j’aime lire les témoignages car sa nous rappel comme Dieu est grand,combien Il se préoccupe de chacune de nos vies,et ce qu’Il a fait dans la tienne est simplement un miracle,une délivrance total!
    c’est beau de voir nos vies transformées quand on la confie en Jésus!
    Il change les vies!!
    Quel beau parcours grace à Lui,mais merci de nous rappeler sa puissance.
    bonne continuation,sois bénie,renouvelllé,fortifié et remplis de l’amour de notre père céleste
    bises ma sœur en Christ

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